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Prospérité sans croissance : repensons l’économie

« Les trois faces du néo libéralisme (intellectuelle, bureaucratique et politique) partagent une caractéristique idéologique commune et remarquable : l’élévation du marché- compris comme étant une entité semblable à une machine, non politique, non culturelle- au dessus de tous les autres modes d’organisation (1) »

L’économie de marché domine notre culture depuis plus de deux siècles. Elle prétend soumettre à ses lois la biosphère et les sociétés humaines. De plus, en se condamnant à une croissance infinie à l’aide de ressources finies, elle nous a verrouillé sur une trajectoire suicidaire.

Remettre l’économie au service de tous ne sera ni simple ni facile. Il s’agit d’une révolution copernicienne de nos comportements tant individuels que collectifs.

La définition qui suit ne fait pas appel à la "machine du marché". Elle ouvre des portes, trace des pistes, lance des défis, ... elle nous aide à "repenser l’économie".

« ... l’économie n’est rien d’autre que l’étude de l’humanité dans la conduite de sa vie quotidienne. J’ajouterai à cela l’étude du rôle des organisations, de la manière que les hommes ont de faire appel aux grandes entreprises, aux syndicats et aux gouvernements pour satisfaire leurs besoins économiques ; l’étude des buts poursuivis par ces organisations, dans la mesure où ils s’accordent ou s’opposent à l’intérêt général. Et enfin la manière de faire prévaloir l’intérêt de la collectivité. (2) »

Ce sont les premiers pas sur le chemin de la transition.

(1) Dans « What is neo-liberalism ? », Stephanie Lee Mudge, Socio-Economic Review (2008) 6, p 703–731, Oxford University Press

(2) Dans « Tout savoir ou presque sur l’économie », J.K.Galbraith et Nicole Salinger, Seuil, 1978